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Un peu d'histoire...
Franchimont est un village composé de deux parties séparées par une dépression herbeuse construit sur un promontoire dominant la vallée de la Chinelle, affluent de l'Hermeton. Ce nom n'a rien à voir avec les six cents braves de Theux, mais avec un ancêtre germain authentique, un saint vénéré et deux nécropoles mérovingiennes (le Tombeau et le Tombois). Bien que déjà habitée au temps de la préhistoire, la localité doit son nom à ces Germains qui, au début des années 500, s'installèrent en grand nombre dans le sud de la province avant de connaître la christianisation au VIIe siècle (saint Hadelin) et de dépendre de Florennes, fief de la principauté de Liège. Lors de la révolution française, les archives seigneuriales relatives à Franchimont sont emportées en Allemagne où elles disparaissent. Cet événement explique que l'histoire du village ait laissé peu de traces. Au cours des siècles, les guerres ont ravagé l'Entre-Sambre-et-Meuse sans épargner cette bourgade. L'événement le plus douloureux s'est déroulé les 25 et 26 août 1914 : 52 maisons sur 83 furent incendiées par les troupes allemandes et quatre civils furent lâchement assassinés.
Un village agricole
En ce qui concerne l'économie, Franchimont s'est adonné très longtemps à l'agriculture, épeautre et avoine et à l'élevage des moutons. Mais aujourd'hui, les cultures ont fait place à une extension des pâturages et l'élevage des bovidés a supplanté celui des moutons. Le marbre et la dolomie y sont toujours exploités. De trois à quatre magasins, de plus ou moins vingt cafés avant la guerre (aujourd'hui, y'a plus que l'apéro à la salle...snif), le commerce local a totalement disparu. Pas de médecin, pas de pharmacien non plus. Une promenade à travers le village permet d'admirer l'évolution de l'architecture du XVIIe siècle à nos jours. Les constructions en torchis appliqué sur un squelette de bois ont disparu, le torchis ayant été remplacé par le calcaire, le marbre rose et la brique.
Des traces des ancêtres. Les habitations actuelles livrent encore les traces des ancêtres : 1. Les maisons : l'unicellulaire (logis et porcherie), le bicellulaire (logis et étable avec fenil) ou le tricellulaire (logis, étable et remise) avec des trottoirs en pierres ou en plaques de marbre, avec parfois, la présence d'usoirs ou de pierres d'attente ou de contrefort et aussi de niches ou d'ancres (croyance divine).
2. Les encadrements des ouvertures : le linteau droit posé en bâtière ou en arc avec clé ou en anse de panier ou avec baie d'imposte, le piédroit avec empilement de pierres de taille (parfois de marbre) ou harpé ou rectiligne (un ou deux niveaux), et apparition du style tournaisien (alternance de briques et de pierres). 3. Les toitures simples à deux versants ou avec croupe ou avec demi-croupe ou en appentis.
D'autres bâtiments plus importants sont à mettre en valeur comme l'église saint Martin (1875) de style néo-roman et le presbytère (1865), le Moulin de la Chinelle (XVIIe siècle), le Moulin de la scierie de marbre (1763) et la Villa des Bruyères reconnue comme château depuis 1909. A noter aussi la Fontaine saint Hadelin (miracle au VIIe siècle), la grotte Notre-Dame de Lourdes (bénie en 1931), la potale sainte Anne (après la guerre 1914-1918 et restaurée en 1920) et la chapelle saint Roch (1866).
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